Face à la Baie du Mont Saint Michel - 02 33 68 10 37

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Florilèges de Louis Malle

A ceux qui entretiennent une âme d'enfant


Oeuvre de Jacques Auriac
Oeuvre de Jacques Auriac
Aujourd’hui, quelques enfants ont le privilège de bénéficier des classes patrimoine. Durant quelques jours, des enseignants attachés au lieu conduisent les enfants d’une classe à l’intérieur de l’architecture, de l’histoire et de multiples facettes du Mont. Peut-être annoncent-ils le jour où l’abbatiale du Mont ne sera abordable qu’à des adultes, jeunes et enfants qui feront le choix de s’inscrire dans des stages inspirés du contenu des classes patrimoine.

Chaque année, des enfants, par milliers, marchent dans la grève de manière ludique. Ils approchent le Mont avec le bonheur des êtres qui découvrent un espace de rêve.

De rares paroisses et quelques écoles catholiques organisent des voyages à Saint Michel. Alors, la célébration dans l’abbatiale est proposée comme le temps fort du pèlerinage.

Pour toutes les approches du Mont par les enfants, le pèlerinage annuel du mois de juillet demeure pourtant la référence, à cause de sa dynamique particulière où de nombreux symboles peuvent jouer à plein.





HEUREUX CELUI QUI FAIT LE PELERINAGE
DES GREVES A SAINT MICHEL





Tu n’es pas fait pour « faire » du sur place. Rester au lit, sucer ton pouce en regardant des adultes se tourner les leurs, ce ne peut être que passager. Saint Michel et sa famille t’appellent à te lever, comme il a pressé des gens de toute l’Europe à se mettre en route vers le Mont pour chanter avec d’autres : « Saint Michel à notre secours !

Un peu d’histoire

Entre 1333 et 1458, se déroulèrent des pèlerinages d’enfants. Les premiers succédèrent à l’époque des croisades en Terre Sainte.

En 1393, des enfants de 11 à 15 ans se réunissent à Montpellier et dans beaucoup d’autres villes de France pour se rendre en pèlerinage au sanctuaire normand.

En 1441 et 1442, les enfants viennent de Villefranche-sur-Rouergue et de Millau.

En 1450, 11 000 les enfants viennent d’Allemagne.

En 1457 et 1458, le dernier et le plus grand pèlerinage : des milliers d’enfants venus de Flandre, du Rhin, de Bavière et de Suisse. Quelques jeunes pèlerins voyageaient seuls, la plupart en groupe, parfois accompagnés de personnes plus âgées ou de prêtres. Ni les avertissements des parents, ni la faim ni les dangers ne les arrêtent.


Saint Michel raconté aux enfants
ARKHANGELSK
LES TROIS MILLE LANGUES DE LA TERRE



La flèche de l'abbatiale, copiée sur celle de Notre-Dame de Paris, est l'œuvre de Corroyer, en 1897. La statue de l'archange, œuvre de Frémet, montée la même année sur la pointe de la flèche, semble défier les vents dominants. Elle a déjà résisté durant cent ans à de très nombreuses tempêtes mais l'érosion saline avait eu raison de la dorure de l'archange.

Des habitants de la baie se souviennent de la dépose de la statue et de son remontage en 1987. On avait dit à cette époque que les échafaudages nécessaires à l'opération avaient été réalisés avec du bois importé d'Arkhangelsk, chef-lieu de la région du même nom, de superficie semblable à la France, 587 400 km2, port de la Mer Blanche, à l'embouchure de la DIvina septentrionale, grand centre de l'industrie du bois.

Arkhangelsk, archange aux consonances venues de Sibérie, aussi étrange que les multiples langues entendues dans le flot montant et descendant de la
foule des visiteurs !

Aujourd'hui, les rues et les salles du Mont Saint Michel entendent en effet beaucoup de langues de la terre. Pas toutes, loin s'en faut, puisque l'on estime à 3 000 le nombre de langues et dialectes parlés sur notre planète. Néanmoins le mont de l'archange Michel est tout à la fois Babel et Pentecôte, lieu de diversités colorées à l'infini et centre rassembleur par son aura mondiale et sa vocation pèlerine.

L'archange a beaucoup voyagé en Europe et ceux qui viennent se placer sous ses ailes souvent des cinq continents ; migrateurs en quête de Beauté, ils sont aussi voyageurs que lui.



LE ROC DE SAINT MICHEL



Pour le sanctuaire du Mont, les disciples d’Aubert rapportèrent du Mont Gargan, en Italie, un fragment du marbre sur lequel l’Archange a posé le pied.

Détail pour faire sourire les savants ? Non !

Dieu a posé le pied sur la terre des hommes. Il ne s’agit pas d’une historiette pour gens demeurés. Comme Saint Michel, Dieu n’est pas resté dans les hauteurs ni dans les nuages. Il est né d’une femme. Les chrétiens appellent cela le Mystère de l’Incarnation.

Avoir les pieds sur terre, c’est le souhait de tout être sensé. Ce sera le tien.

Tu ne colleras pas à ce que tu vois. Le plus important est invisible aux yeux.
On ne voit bien qu’avec le cœur ; ça, c’est du solide !



SAINT MICHEL ET LE SONGE



L’histoire du Mont-Saint-Michel a commencé par un rêve, celui de l’évêque Aubert.

Les sciences humaines ont expliqué l’importance des rêves et la complexité à vouloir les interpréter.

Bien avant Freud et autres savants, la Bible offre des récits de songes : il est facile de retrouver le songe de Joseph, l’avant-dernier fils de Joseph, les songes de Joseph, le père de Jésus,

L’homme ne se résume pas à la logique. Les profondeurs font partie de lui et Dieu peut le rejoindre, là où c’est très bas.



UN NOMBRE : 1300


L’année 2008 fut une année Saint Michel.

En effet, il y avait 1300 ans, l’année 708 a vu les commencements de l édification du sanctuaire dédié à l’Archange.

1300 ans : Histoire tumultueuse qui donne à voir les commencements, les heures de gloire, les déboires et les sursauts de ceux qui ont occupé le lieu.

1300 ans : une durée qui dépasse notre seule promesse de vie.

Pourtant les années passées ne font que préparer le présent. Beaucoup plus qu’un monument historique, le Mont Saint Michel est une demeure, confiée aux enfants d’aujourd’hui. b[

LE DOIGT DE SAINT MICHEL



La plus belle histoire du commencement du sanctuaire de Saint Michel dans la baie nous parle du doigt de l’archange. Celui-ci transperce la tête d’Aubert, évêque d’Avranches, pour accompagner plus sûrement son message impérieux, au cours d’un songe.

La Bible aime les songes. Elle connaît aussi la difficulté de les interpréter.

Le doigt de Saint Michel fait de l’évêque Aubert un handicapé.

Avec son trou dans la tête, il se rappellera qu’il a bien du mal à écouter. Comme les petits et les grands, il est dur d’oreille.

Alors avec Aubert, tu peux dire : « Heureux, celui qui écoute la Parole de Dieu et qui la garde. »

« Heureux celui qui sait écouter son proche ».





SAINT MICHEL ET LE PETIT DERNIER

Une hypothèse avance que le récit de Bain l’enfantelet est le plus ancien récit fondateur du Mont.

En puisant généreusement aux sources bibliques, il traduit bien l’a foi audacieuse des premiers constructeurs.
Une procession s’avance vers le mont Tombe (nom du Mont Saint-Michel avant le VIIIème siècle), là où doit être posée la première pierre de l’édifice en l’honneur de l’archange.

Un paysan, du nom de Bain, qui labourait son champ, entend les hymnes, veut voir le cortège. Une voix venue du ciel lui ordonne : « Va donc au Mont Tombe avec tes fils, toi aussi ! ». Il en avait douze, tous bien allant et robustes, sauf le dernier qui venait d’avoir deux mois. Bain se joint donc aux religieux et aux ouvriers avec les onze capables d’apporter leur concours.

Le travail de nivellement du terrain commence, très vite freiné par un bloc de rocher énorme. Les travailleurs n’en viennent pas à bout, bientôt, ils sont épuisés, sur le point de renoncer. L’évêque, les bras en croix, invoque le Seigneur. Inspiré, il se tourne vers le paysan Bain : « Tous tes fils sont-ils avec toi ? » - Sauf le petit dernier qui est encore au berceau. – « Va le chercher bien vite. »

Bain va chercher le bébé, le confie à l’évêque. Celui-ci fait toucher son peton au bloc de granit. Alors la pierre roule jusqu’en bas, là où est construite la chapelle Saint Aubert. Avec Saint Michel, la foule se rit des gros bras et chante les louanges du petit et du dernier.

MI - CA - EL
UN NOM PARLANT


Le nom Michel, c’est de l’hébreu.

Il signifie, comme une interrogation : « Qui est comme Dieu ? »
Tous les mots donnent un message. Celui de l’Archange invite à ne pas se prendre pour Dieu. Un seul suffit : le Dieu Unique.

Notre société n’en veut plus de ces enfants et de ces adultes, trop nombreux, qui se prennent pour des dieux.

La Baie du Mont Saint Michel a gardé la légende de l’ange Lucifer. Celui-ci était tellement lumineux et tellement beau qu’il se croyait l’égal de Dieu, sinon supérieur. Sa prétention l’a perdu : des hauteurs, il est tombé dans les abîmes de la mer. Comme il portait au doigt une superbe émeraude, il a coloré l’océan et les mers. C’est ainsi que la côte voisine a pris le nom de Côte d’émeraude.

Une façon de te mettre en garde : ne te prends pas pour le centre du monde !


LES AILES DE L'ARCHANGE AU PAYS DU VENT

Pourquoi les ailes de Saint-Michel ?

Toutes les religions ont bien compris le désir de s’alléger pour se libérer des contraintes terrestres.
Les hommes ont toujours rêvé de voler comme des oiseaux. Ils ont pensé Icare et ses ailes dans leurs rêves, leurs histoires et leurs écrits. Ils ont inventé l’avion, le parachute, le parapente et l’ULM.
Pour accomplir leurs rêves et redescendre sur terre, ils ont fabriqué des fusées. A chacun, il reste bien d’autres domaines du décollage et de l’atterrissage.
Avoir les pieds sur terre, c’est nécessaire. Mais il est aussi précieux de prendre un envol par le rêve, l’imagination et par la prière, avant de se mettre à l’action.
Le christianisme apprend à prier et à être poète, autant qu’à faire et à agir.

« Je prendrai les ailes de l’aurore », dit le psalmiste. Avec lui et avec l’Eglise, tu peux prendre les ailes de la relation à Dieu, pour sa plus grande gloire et pour la tienne.

Il passera en Juda, inondera et traversera; il atteindra jusqu'au cou, et le déploiement de ses ailes couvrira toute l'étendue de ton pays, Emmanuel (Isaie 8.8)

L'EPEE DE SAINT MICHEL


L’épée est un attribut parlant pour toi. Facile à fabriquer à partir d’un rien, l’instrument brandi par l’archange permet à l’enfant, plus spécialement au garçon, d’entrer dans un imaginaire de bagarre.

Mais voici que l’Evangile vient déranger l’imagination.
Il entraîne à entamer des séparations nécessaires mais parfois bien difficiles.

« Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive », dit Jésus, dans l’Evangile selon St Matthieu au chapitre 10.

L’épée de Saint Michel est précieuse. Elle appelle les contemporains du XXIème siècle à quitter ce qu’il faut quitter, quand l’amour maternel se fait autocollant.


Ne te trompe pas : Quand tu seras grand, ne quitte ni ton mari ni ta femme.
Par contre, un jour, il faudra laisser papa et maman. Ton amour fera le reste.




LA LANCE DE SAINT MICHEL

La lance de Saint Michel n’est pas guerrière. Tout juste un instrument de maîtrise, elle préserve du mal envahisseur. La bêtise humaine peut devenir mauvaise.



Protège-toi ! C’est le message de la lance de l’archange.

LA BALANCE DE SAINT MICHEL

La balance appartient aux ustensiles des familles préoccupées par l’évolution du poids de leur corps, signe de santé ou de faiblesse maladive.

La balance appartient surtout aux images de la justice humaine.

Les enfants connaissent bien le mot justice, eux qui disent souvent « Ce n’est pas juste »,

La balance de Saint Michel cherche à évaluer d’autres repères, pour être équitable.

Avec la balance, le diable s’avère un tricheur, lui qui cherche à fausser la pesée, en tirant de son côté. Les jeux et les cours de récréation sont remplis de tricheurs.
Mieux vaut que tu choisisses la justice de Saint Michel.

LA COURONNE DE SAINT MICHEL




On est habitué au casque du gladiateur. Avec Saint Michel, l’aspect combatif laisse place à la dignité.

L’archange n’est pas un roi. Il est un prince, un petit prince, à la mode du héros d’Antoine Saint Exupéry.


Enfant, toi aussi, tu es un petit prince, de la baie ou d’ailleurs.


LE MANTEAU DE SAINT MICHEL ET SON ARMURE


Les récits fondateurs disent que les premiers disciples d’Aubert ont rapporté d’Italie un morceau du manteau rouge de Saint Michel.

Un manteau : voilà ce qu’il faut pour les humains qui attendent comme toi d’être rassurés et protégés. Le manteau est un beau vêtement, pas seulement pour se protéger du froid.

Afin de se garder d’agressions de toutes sortes, l’armure souligne le rôle protecteur du manteau.
Ce manteau, tu le retrouveras dans la Bible, dans l’histoire d’Elie et dans celle d’Elisée.

Autre histoire qui donne de l’épaisseur au manteau de Saint Michel : l’histoire de Saint Martin, le grand saint de chez nous. Le soldat partage sa tunique avec celui qui est démuni, transgressant ainsi l’ordre impérial.


LE BOUCLIER DE SAINT MICHEL


Tout petit, le bouclier de l’archange ne fait pas très sérieux. Il rappelle tout juste que Saint Michel est un défenseur pacifique et non pas un accusateur. La dénonciation, la calomnie et les ragots sont le travail du démon.


A Herqueville, (un village de la Manche) l’approche pacifiste de l’archange a troqué le chapelet contre la lance, pour dominer le Mal.


LE PASSEUR


Dans notre région, Saint Michel a longtemps été invoqué comme l’archange qui permet de franchir le délicat passage de la vie à la mort. « Saint Michel, patron de la bonne mort, à notre secours ! »

Aujourd’hui, Saint Michel demeure Celui qui conduit nos passages délicats, en nous rassurant et en nous protégeant.

Le pèlerin à Saint Michel doit franchir l’eau des rivières et la tangue
Pour mimer son baptême qui l’a conduit vers le Père et lui fait goûter au bonheur de l’eau, de la lumière et des parfums.

Vivant, tu dois passer de l’enfance à l’adolescence,
Franchir le cap de l’adolescence à l’âge adulte
Passer de l’état de célibataire à celui de conjoint,
traverser des moments de doute et de colère,
Peut-être des instants de déprime.

Saint Michel, à notre secours !



SAINT MICHEL,FIGURE DE MILITANT


Depuis quelques années,
au profit d’un individualisme forcené, l’image de la militance a sérieusement été écornée.

Les militants syndicaux, les militants politiques et les militants chrétiens en savent quelque chose.
Les souvenirs de la formule méprisante « syndicats, caca » ne sont pas lointains.

Curieusement, ils ont été rangés au triste souvenir des milices de sinistre réputation.

La liturgie chrétienne dédiée à Saint Michel, elle, entretient la beauté du militant céleste
« Prince de la milice céleste »,
selon l’expression liturgique.

Elle rend hommage à celui qui dit « Non ! », « Non à la bêtise humaine, « Non spirituel à la Bête, plus inquiétante encore», pour mieux dire Oui à la Lumière !

L'ARCHANGE, PEINTRE DE LA BAIE


Ange Michel, Michel Ange.

Du haut de la flèche, l’archange, habillé d’or, distribue la lumière sur toute la baie. Le combattant s’est mué en peintre pour la gloire de Dieu, au plus grand bonheur de l’homme. Il a troqué son épée et son petit bouclier pour les outils de l’artiste.
Je l’imagine brandissant un pinceau dans sa main droite et une gomme dans sa main gauche. Il efface les lignes, les recrée, brouille l’horizon, dessine le lit des rivières, plonge la surface dans un gris monotone, se lance dans les nuances, joue avec les formes, fait lever à l’Orient une aurore pastel, le plus souvent incertaine. Le soir, il embrase le ciel de la baie de teintes jubilatoires.
Au temps ordinaire, le Michel-Ange de chez nous travaille dans les gris, une infinie variété de gris dont il couvre et le ciel, et la terre, et la mer.
Humble serviteur, l’archange est capable de se gommer, de s’effacer lui-même, de disparaître aux regards, laissant l’homme à sa solitude, à la présence et à l’absence du Créateur.
Les jours de fête, et ils sont nombreux, l’ange dore le sable et la bordure des nuages, argente la mer au moment du flot, fait tomber du ciel des gloires somptueuses, multiplie les miroirs scintillants, peuple l’immensité de quelques bateaux blancs minuscules mais suffisants.



CHANT A SAINT MICHEL

Saint Michel, à votre puissance
Nous venons demander l’appui des anciens jours.
Qu’il monte jusqu’au ciel
Notre chant d’espérance :
« Saint Michel, à notre secours ! »


Nous allons traverser les grèves
Marchant sur le sable et dans l’eau,
C’est notre foi qui nous soulève
Sur nos chemins, dans nos travaux.


Toi qui connais le poids des âmes
De nos efforts tu sais le prix.
Qu’à l’heure où la mort nous réclame
Tu nous accueilles en Paradis.



MON ILE EST UN HAUT LIEU

Texte : Henri Queffélec

1 - Mon île est un haut lieu perdu parmi les sables,
Un vaisseau de haut-bord mouillé dans le péril.
Mon île est un haut-lieu debout dans les tempêtes,
Le rocher lumineux, l'oeil profond de la foi.


Comme depuis mille ans, saint Michel des vertus,
Saint Michel de la mer, saint Michel du secours,
Nous arrivons vers toi.


2 – Mon île est la merveille intacte après l’orage,
Le sourire et le chant qui ne s’éteignent pas,
L‘avant poste confiant de la beauté du monde,
La flûte et le hautbois du navire espérance.


3 – Mon île est le cortège et le pèlerinage
Et l’élan fraternel dans le grand air de Dieu
Et la tendre oraison pour toutes les misères
Et le flux tout-puissant de l’humble charité.

"Où demeures-tu ?"



« Où demeures-tu ? »

Sous les étoiles, avec ma femme,
sur les rives normandes de la baie,
voisin du Mont de l’Archange,
prêt à traverser.

Dans un élan de gratitude pour le cadeau du lieu,
je dédie cet écrit
à mon frère Michel,
à mes amis du même prénom,
masculin ou féminin
à Arthur, notre jeune pèlerin
au petit reste des moines qui supplient jour et nuit
le messager de Dieu.


Louis Malle
Saint Jean-Le-Thomas
29 septembre 1999
17 juin 2007
6 mars 2016